
La gestion raisonnée ou gestion différenciée des espaces verts vise à concilier un entretien environnemental des espaces verts, des moyens humains et du matériel disponibles avec les attentes des habitants pour un cadre de vie de qualité. La gestion différenciée est une façon de gérer les espaces verts en milieu urbain qui consiste à ne pas appliquer à tous les espaces la même intensité ni la même nature d’entretiens mais selon leurs caractéristiques et leurs usages. Il s’agit de faire le bon entretien au bon endroit. Un espace plus naturel n’est pas un espace « négligé ».
En gestion différenciée, certains espaces moins fréquentés, aux sols plus fragiles, ou écologiquement intéressants peu ou pas fauchés afin d’y conserver des « refuges » pour la biodiversité et une plus grande diversité de paysages, alors que d’autres reconnus comme des espaces de prestige seront entretenus de manière intensive, en raison de leurs fonctions, un terrain de football par exemple. Cette logique s’accompagne souvent d’une augmentation de la végétation naturelle et spontanée (pâquerette, pissenlit,...), d’une suppression de l’usage des pesticides et désherbants et de la gestion des déchets verts et de taille (déchetterie, compostage) ou d’une utilisation locale (mulch, paillis, compostage sur place, ...)
En quoi la gestion différenciée s’inscrit-elle dans le développement durable ?
La gestion différenciée consiste à pratiquer un entretien adapté des espaces verts Elle est une réponse à plusieurs enjeux.
Enjeux environnementaux
Enjeux sociaux
améliorer le cadre de vie des habitants en mettant à leur disposition une diversité d’espaces,
éduquer le grand public à l’environnement.
Enjeux économiques
optimiser les moyens humains, matériels et financiers,
maîtriser les temps et les coûts de travail.
La mise en place de la gestion raisonnée sur les espaces verts maizièrois a trouvé une première concrétisation avec à la signature, le 17 mai 2011, d’un contrat "zéro pesticides" avec l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, au travers duquel la commune s’engage à réduire 70% des produits phytosanitaires sur 3 ans. De 2008 à 2010, les quantités de produits phytosanitaires utilisés sont passées de 246 litres à 20 litres uniquement pour l’entretien des terrains de football.
Les bons exemples de protection de la biodiversité sont sortis de terre au Parc de Brieux, les espaces plantés en 2010 et ayant refleuri spontanément en 2011 :
Labyrinthe pédagogique
Découvrir, observer, sentir, faire le plein de couleurs grâce à ce concept ludique de labyrinthe.
Plantation pour abeilles
Les insectes auxiliaires se nourrissant de pollen et de nectar, en particulier les abeilles, tentent une reconquête de nos jardins. Les plantes dites "mellifères" qui les nourrissent sont souvent négligées au profit de plantes ornementales, sans intérêt pour les abeilles. Ce secteur « abeilles » est visible à proximité du parcours de santé.
Plantation pour papillons
Tous les amoureux de la nature ont pu constater que l’on observe de moins en moins de papillons. Les herbes ’’folles’’ constituent en général les espèces les plus adaptées à la préservation des papillons. Un secteur fleuri au bout de la Place du 14 juillet permet de contribuer à la préservation de ces insectes.
Participez à la protection et à la connaissance des insectes pollinisateurs en vous connectant sur http://www.spipoll.org/
Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs est un projet de sciences participatives, le SPIPOLL a pour but d’obtenir des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et/ou floricoles en mesurant les variations de leur diversité et celles de la structure des réseaux de pollinisation, sur l’ensemble de la France métropolitaine.